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DPE F ou G : comment sortir de la passoire thermique

Une lettre sur un diagnostic décide aujourd’hui de la valeur d’un bien et de la possibilité de le louer. Voici ce qui fait réellement bouger cette lettre, et ce qui ne la fait pas bouger du tout.

Mis à jour le 25 août 2026 · rédigé par les techniciens de TEF

Sommaire
  1. Lire son DPE sans se tromper
  2. Ce qui est en jeu, concrètement
  3. Quels travaux font gagner des classes
  4. Ce qui ne fait pas bouger la lettre
  5. La stratégie selon votre classe de départ
  6. Les budgets à prévoir
  7. Les erreurs qui coûtent un DPE pour rien

Lire son DPE sans se tromper

Le diagnostic de performance énergétique note un logement de A à G sur deux critères : sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. La lettre affichée est la plus mauvaise des deux.

C’est un détail qui change tout. Une maison correctement isolée mais chauffée au fioul peut être classée F à cause des émissions, alors que sa consommation la placerait en D. Dans ce cas, isoler davantage ne fera pas gagner de lettre : c’est le mode de chauffage qu’il faut changer.

Premier réflexe : regarder laquelle des deux étiquettes vous pénalise. Elle détermine le chantier utile. Tout le reste en découle.

Ce qui est en jeu, concrètement

Le calendrier réglementaire s’est durci progressivement pour la location, en commençant par les logements les plus énergivores. Les échéances évoluent et font l’objet d’ajustements législatifs réguliers : si vous êtes bailleur, vérifiez la règle en vigueur au moment de votre projet plutôt que de vous fier à une date entendue il y a deux ans.

Au-delà de la location, l’effet sur la valeur est bien documenté : à surface et emplacement comparables, un bien mal classé se négocie en dessous d’un bien bien classé. L’écart s’est creusé depuis que l’étiquette figure obligatoirement dans les annonces.

Vous avez un DPE F ou G en main ?

Envoyez-nous votre situation. On identifie quelle étiquette vous pénalise et quels travaux font réellement gagner des classes — pas ceux qui se vendent bien.

Faire analyser mon DPE

Quels travaux font gagner des classes

Classés par effet réel sur l’étiquette, du plus fort au plus faible.

TravauxEffet sur le DPECommentaire
Sortir d’un chauffage fioul ou électrique directTrès fortAgit sur les deux étiquettes à la fois
Isolation de la toitureFortLe meilleur rapport coût / lettres gagnées
Isolation des mursFortSurface importante, donc effet important
Ventilation performanteMoyenFaible seul, indispensable en accompagnement
MenuiseriesMoyenCoûteux au regard du gain sur l’étiquette
Chauffe-eau thermodynamiqueMoyenGain net sur l’eau chaude sanitaire

Un principe utile : sortir des classes F et G demande presque toujours plusieurs postes traités ensemble. Un geste isolé fait rarement gagner deux lettres. C’est exactement pour cette raison que les parcours d’accompagnement, plus exigeants, sont aussi mieux soutenus.

Ce qui ne fait pas bouger la lettre

Un point que peu de gens savent

Le DPE actuel repose sur les caractéristiques du bâtiment, pas sur vos factures. Deux ménages aux consommations très différentes dans le même logement obtiennent la même étiquette. Inutile donc d’espérer améliorer sa note en chauffant moins : seuls les travaux comptent.

La stratégie selon votre classe de départ

Classé G

Le logement cumule généralement une enveloppe très dégradée et un chauffage pénalisant. Viser directement D ou E impose un projet d’ensemble : toiture, murs, ventilation et chauffage. C’est le cas type où l’accompagnement se justifie.

Classé F

Souvent, deux postes bien choisis suffisent à passer en E, parfois en D. La toiture et le chauffage sont les deux leviers à examiner en premier.

Classé E

Vous n’êtes pas sous contrainte immédiate. L’objectif devient le confort et la facture, pas la lettre. La logique redevient celle de l’ordre classique des travaux.

Les budgets à prévoir

ObjectifBudget maison ~100 m²
G → E15 000 à 30 000 €
F → D20 000 à 40 000 €
E → C25 000 à 50 000 €

Ordres de grandeur avant déduction des aides mobilisables selon votre profil. L’écart tient à l’état du bâti, à la surface et au chauffage de départ.

Ces montants font peur, et ils doivent être lus avec les dispositifs de soutien en regard : MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie peuvent en couvrir une part significative, d’autant plus importante que le projet est ambitieux et les revenus modestes. Aucun montant ne peut cependant vous être garanti avant instruction de votre dossier.

Les erreurs qui coûtent un DPE pour rien

1. Faire les travaux sans DPE de départ

Sans point de comparaison, impossible de prouver le gain — ni auprès d’un acquéreur, ni pour certains dispositifs qui exigent un écart mesuré entre deux diagnostics.

2. Refaire le DPE trop tôt

Un diagnostic passé après un seul geste, alors que d’autres sont prévus, se paie deux fois. Attendez la fin du programme.

3. Croire un commercial qui promet une lettre

Personne ne peut garantir une classe avant travaux : le résultat dépend de dizaines de paramètres du bâti. Une entreprise qui vous promet « au moins un D » s’avance au-delà de ce qu’elle peut tenir.

4. Choisir les travaux les plus visibles

Les fenêtres se voient, la laine soufflée dans les combles ne se voit pas. C’est pourtant la seconde qui fait gagner des lettres.

Questions fréquentes

Quels travaux font gagner le plus de classes au DPE ?

Changer un chauffage au fioul ou électrique direct, puis isoler la toiture et les murs. Ces trois postes agissent le plus fortement sur les deux étiquettes du diagnostic.

Peut-on passer de G à D avec un seul chantier ?

C’est très rare. Sortir des classes les plus basses demande presque toujours de traiter plusieurs postes ensemble : enveloppe et chauffage.

Le DPE dépend-il de mes factures d’énergie ?

Non. Le diagnostic actuel repose sur les caractéristiques du bâtiment — isolation, chauffage, ventilation, orientation — et non sur la consommation réelle des occupants.

Combien coûte la sortie du statut de passoire thermique ?

Entre 15 000 et 40 000 € pour une maison d’environ 100 m² selon la classe de départ et l’objectif visé, avant déduction des aides mobilisables selon votre profil.

Faut-il refaire un DPE après les travaux ?

Oui si vous voulez valoriser le bien à la vente ou à la location, ou justifier un gain auprès de certains dispositifs. Attendez la fin du programme de travaux pour ne le payer qu’une fois.

Vous hésitez encore sur la marche à suivre ?

Un technicien regarde votre situation réelle — surface, état du bâti, consommation — et vous dit par quoi commencer. Gratuit, sans engagement, et parfois la réponse est : attendez.

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